À qui cela s’applique
Aux adultes qui demandent la nationalité britannique avec le formulaire AN et qui détiennent un droit de séjour permanent (ILR), un droit d’entrée permanent ou le settled status de l’EU Settlement Scheme. La voie standard remonte sur 5 ans ; si vous êtes marié ou lié par un partenariat civil à un citoyen britannique, elle remonte sur 3 ans. Si vous n’avez pas encore l’ILR, la règle d’absence qui vous concerne d’abord est différente : elle est traitée dans le guide sur l’ILR.
Comment cela se compte
Toutes les limites se comptent à rebours à partir du jour où le Home Office reçoit votre demande.
- Voie standard (5 ans) : pas plus de 450 jours hors du Royaume-Uni au cours des 5 années précédant la demande.
- Conjoint ou partenaire civil d’un citoyen britannique (3 ans) : pas plus de 270 jours hors du Royaume-Uni au cours des 3 années précédant la demande.
- Sur les deux voies : pas plus de 90 jours hors du Royaume-Uni au cours des 12 derniers mois.
- Seuls les jours entiers d’absence comptent. Le jour du départ et le jour du retour ne sont pas comptés, car vous étiez au Royaume-Uni une partie de chacun. Un voyage du 1er au 5 mars représente 3 jours d’absence : le 2, le 3 et le 4.
- Vous devez avoir été physiquement présent au Royaume-Uni le jour situé exactement 5 ans (ou 3 ans) avant la réception de votre demande par le Home Office. C’est une exigence à part entière : vous pouvez être largement dans les limites de jours et ne pas la remplir parce que vous étiez à l’étranger ce jour-là.
- Sur la voie standard, vous devez aussi détenir l’ILR ou le settled status depuis 12 mois avant de faire la demande. Les conjoints et partenaires civils de Britanniques n’ont pas à attendre.
Exemple concret
Supposons que vous fassiez votre demande le 1er octobre 2026 par la voie standard. Votre période commence le 1er octobre 2021, et vous deviez être au Royaume-Uni ce jour-là. Sur les 5 ans, vacances et déplacements professionnels totalisent 380 jours entiers à l’étranger : moins de 450, la première limite est donc respectée. Mais au cours des 12 derniers mois, vous avez passé dix semaines en famille à l’étranger et fait deux courts voyages : 95 jours en tout. C’est au-dessus de la limite de 90 jours, même si votre total est bon. Attendre quelques semaines, le temps qu’assez de ces jours sortent des 12 derniers mois, vous ramènerait dans la limite.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si je dépasse les limites ?
Les limites ne sont pas absolues : le Home Office dispose d’un pouvoir d’appréciation. Ses lignes directrices indiquent que des absences totales allant jusqu’à 480 jours (300 pour la voie du conjoint) sont normalement écartées, et jusqu’à 900 jours (540) seulement si vous remplissez toutes les autres conditions et avez établi au Royaume-Uni votre foyer, votre famille et une part substantielle de votre patrimoine. Sur les 12 derniers mois, jusqu’à 100 jours sont normalement écartés ; entre 101 et 179 jours, d’autres conditions doivent être remplies, et 180 jours ou plus ne sont écartés que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles. Cette appréciation n’est jamais garantie.
Une excursion d’une journée ou un week-end à l’étranger comptent-ils ?
Une excursion d’une journée compte pour zéro : vous êtes parti et revenu le même jour. Un voyage du vendredi au dimanche compte pour un jour, le samedi.
La limite de 90 jours se compte-t-elle par année civile ?
Non. Il s’agit des 12 mois précédant immédiatement la date de la demande : elle se déplace donc avec le jour où vous déposez. Il en va de même pour la période de 5 ou 3 ans.
Est-ce le même décompte que le Statutory Residence Test ou la règle Schengen ?
Non. Ceux-là comptent les jours de présence ; celui-ci compte les jours entiers d’absence. Le Statutory Residence Test compte les minuits passés au Royaume-Uni, à des fins fiscales, et Schengen compte chaque jour dans l’espace, jours d’arrivée et de départ compris. Le même voyage donne un chiffre différent selon la règle.
Respecter les limites d’absence suffit-il pour obtenir la nationalité ?
Non. Vous devez aussi réussir le test Life in the UK, satisfaire à l’exigence de langue anglaise et à celle de bonne moralité, et avoir l’intention de continuer à vivre au Royaume-Uni. Ce guide et le calculateur ne couvrent que l’exigence de résidence.
Vérifiez à la source
Voici les pages officielles de GOV.UK sur lesquelles repose ce guide. Le Home Office met régulièrement à jour ses lignes directrices : consultez-les avant de déposer votre demande.